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  • Buzz Booster. Qui est BSH Kreep, qui représentera les Côtes d’Armor lors de la finale régionale du concours de rap ?
    Alors que la finale régionale du concours Buzz Booster approche à grands pas, revenons sur l’expérience captivante de BSH Kreep, lauréat de l’étape costarmoricaine du 9 mars dernier. Surpassant 17 candidatures, dont celles de deux autres artistes briochins, Azzou et Dellati, il s’est finalement distingué en tant que grand vainqueur. Qui est Hugo Bléteau, alias BSH Kreep, qui représentera fièrement les Côtes d’Armor lors de la finale le 12 avril prochain ? Découvrons-le à travers cinq questions. – – LE ZOOM – – Buzz Booster, avec son réseau couvrant onze régions de France, repère et soutient les talents émergents du rap. Après une première sélection effectuée par un jury de professionnels, les artistes entament une compétition à l’échelle régionale, puis départementale, dans le but d’atteindre la phase nationale qui se tiendra les 19, 20 et 21 juin 2024 à Lille. Le graal de cette aventure ? Saisir l’opportunité de remporter les 15 000 € en jeu, tout en ayant la chance de se produire dans les prestigieux lieux partenaires de Buzz Booster, devant un public passionné par cet art. – Qui est BSH Kreep ? – Je m’appelle Hugo Bléteau, j’ai 26 ans et je me produis sous le nom de scène BSH Kreep. Je suis originaire de Saint-Brieuc, où j’ai passé une bonne partie de ma vie. Maintenant, je suis basé à Rennes. J’ai toujours baigné dans le rap, cela fait environ 10 ans que j’en fais. À la base, je me suis lancé avec quelques potes pour rigoler, mais en réalité, cela m’a toujours fait rêver. Aujourd’hui, c’est plus sérieux : je fais de la jersey mais je veux apporter quelque chose de nouveau, de plus chantant, de plus dansant, sortir des frontières et clichés qui peuvent régner dans le rap et particulièrement dans la jersey. Dans ce que je veux aborder avec le rap, je ne me fixe aucune limite : joie ou tristesse, dépression ou espoir, pour moi, il est important de rapper sur tous les thèmes qui composent ma vie. La vérité, c’est que j’ai toujours voulu chanter ; ma grand-mère le faisait aux repas de famille, moi aussi je voulais prendre le micro et le faire : aujourd’hui, c’est le cas. – Pourquoi t’es-tu lancé dans le rap ? – Ça fait 10 ans que je fais du rap. Aujourd’hui, je me concentre principalement sur la Jersey, mais en réalité, je ne me fixe aucune limite dans les thèmes ou dans les compositions de ma musique. Ce que j’aime, c’est rapper la vraie vie, pas celle où le rap se réduit aux seuls quartiers ou à la drogue. Je m’inspire beaucoup de rappeurs américains comme Travis Scott, Kanye West ou Kid Cudi, et dans une moindre mesure, de Marshmello. Mais le rap français m’attire aussi, avec des grands noms tels que Laylow, Josman, Favi et Kerchak. Pour moi, il est important d’élargir la Jersey en tant que style de rap, en apportant une facette plus chantée. C’est ce que j’essaie de faire dans mes musiques : sortir des clichés, aborder de nouveaux thèmes et surtout faire ce qui me plaît. – Quels sont les artistes qui t’inspirent ? – J’en ai déjà cité beaucoup, mais je pense surtout à Green Montana. Dans la drill, il est sorti des codes classiques popularisés par Gazo, Ziak ou Raspoutine. Green Montana a apporté son style à la drill, quelque chose de plus mélodieux, qui va à contre-courant de ce qui se faisait dans le milieu. Il s’est mis à chanter sur de la drill alors qu’à l’époque, les sons les plus populaires restaient sur un thème bien énervé, bien brutal. De mon côté, j’ai envie de continuer le travail de Kerchak ou Favé, mais sur un angle qui me parle davantage. En tout cas, c’est ce que j’aspire à faire dans mes différents projets. – Quel artiste veux-tu devenir ? – Je ne veux pas forcément devenir un artiste mainstream ou quoi que ce soit, je veux simplement me concentrer sur ce qui arrive demain. Faire ce qui me plaît et voir où ça me mène, c’est le plus important. Si ça s’arrête demain, tant pis, j’aurais essayé et j’aurais apprécié chaque étape pour arriver là où je suis. En soi, il n’y a pas vraiment d’artiste prédéfini que je veux devenir : je veux juste suivre mon propre parcours, que ce soit dans Buzz Booster ou ailleurs, et surtout rester humble dans le travail que je fournis. Pour le moment, j’ai sorti deux projets, le troisième est prêt, et avec mon équipe, nous travaillons sur les visuels et les clips. Je ne veux pas trop en dire pour le moment, mais ça sortira dans l’année. Pour le moment, l’artiste breton compte deux projets dans son répertoire : « Tout pour la scène » (à gauche) et « Les loges » (à droite). © Hugo Bléteau – Ce projet représente la promesse de ce que je veux développer : de la Jersey avec une touche personnelle qui me correspond. Je suis impatient de pouvoir le faire écouter. Dans le rap, je suis encore au début de mon parcours. J’ai déjà réalisé une dizaine de scènes en Bretagne, notamment à l’Échonova (Saint-Avé) le 9 décembre dernier. Le problème, c’est que je me suis concentré à 100 % sur la création musicale. Maintenant, nous travaillons à développer nos contacts. Pour l’instant, l’objectif principal est la finale départementale de Buzz Booster le 12 avril prochain. On va tout déchirer ! – Comment te sens-tu à quelques jours de la finale départementale de Buzz Booster ? – Ça fait déjà trois fois que je tente ma chance pour participer à Buzz Booster. Depuis 2018, j’essaie d’être sélectionné, mais j’ai eu des problèmes de santé qui m’ont éloigné de mes objectifs pendant un certain temps, puis il y a eu la période de la Covid-19 qui a été compliquée pour nous, les artistes. Mais aujourd’hui, tout va mieux, et je suis déjà allé plus loin que les autres fois. Maintenant, c’est que du bonus, et c’est pour cela que je n’ai pas particulièrement de pression ou d’appréhension. Je veux juste me donner à fond face aux trois autres artistes qui seront en compétition avec moi vendredi prochain. C’est déjà une aventure extraordinaire qui offre un peu de visibilité. Ce concours, je le vois comme une occasion de montrer ce que je sais faire. Si ma prestation ne plaît pas au public vendredi prochain, ce n’est pas grave, c’est juste que je n’ai pas trouvé le bon public. Des grands noms comme Kikesa ou Warend sont déjà sortis du concours sans forcément le gagner. Ils se sont démarqués grâce à leur identité et à leurs projets construits autour d’eux. Vendredi, c’est bien ce que je compte faire. Si ça plaît, tant mieux, sinon pas grave, je serai resté moi-même. J’ai qu’une envie en tête : y aller et tout casser ! Auteur/Autrice Mano Le Bris Voir toutes les publications
  • Fabrik ta pépite. La consé-création pour ces étudiants lannionais lors de ce concours entrepreneurial
    De l’IUT à l’ENSSAT, Lannion était bien représenté pour cette 3ᵉ édition du concours régional « Fabrik ta pépite » se déroulant à Quimper. Deux groupes d’étudiants lannionais se sont hissés jusqu’au dernier échelon, remportant un prix chacun. Retour sur cette expérience particulière avec Hugo Cossec, l’un des participants, qui, dans le futur, espère « pouvoir faire de ce prototype un véritable projet ! » Le concours visant à développer l’entrepreneuriat chez les étudiants de tous les domaines, se déroule sur une période de trois mois, à l’issue de laquelle il faut rendre un prototype. « Fabrik ta pépite » vise à « exp’OSer » une idée, comme l’indique le slogan de l’événement. « Cela peut aller du développement d’une application à la création d’un objet physique », explique Hugo Cossec, 18 ans, en filière MMI à l’IUT de Lannion. « n’importe quel étudiant breton peut participer, mais être en MMI ou à l’ENSSAT nous a aidé à développer certaines compétences, c’est certain ! » Au total, une dizaine de prix sont distribués lors de la grande finale. Les équipes de Lannion se sont distinguées : le projet Localink, mené par Gabin Clavier, Hugo Cossec, Florian Soler, Thibault Sardou et Thomas Robson, a décroché le prix du prototype numérique avec son application pour l’état des lieux. Tandis que Modall, un projet de Théo Chasle Cauchy, Benjamin Bresson et Ethan Collin, a remporté le prix du campus Lannion avec des enceintes évolutives imprimées en 3D. Une application pour faciliter les états des lieux « Notre prototype est une application nommée Localink », explique Hugo Cossec, 18 ans, en filière MMI à l’IUT de Lannion. Le but de Localink est de faciliter les états des lieux pour les particuliers comme pour les professionnels. « Trois mois, ce n’était pas suffisant pour aller au bout de nos idées, cependant cela nous a permis d’avoir un projet à construire, et maintenant que nous avons remporté ce prix, nous espérons voir plus grand et plus loin ! » « Ce concours nous a permis de rencontrer différents professionnels lors d’ateliers en présentiel et à distance, ce sont eux qui nous ont familiarisés avec la création d’entreprise et la création d’activité », détaille Hugo. « Entre différenciation, prototypage, adéquation besoin/marché, approche financière et communication, nous avions de quoi faire ! » Les rôles étaient clairement définis dès le départ. Les étudiants de l’ENSSAT ont assumé le rôle de chefs de projet, prenant en charge la gestion complète du dossier de projet. Cela comprenait des tâches telles que l’analyse marketing, la rédaction de descriptions de projets détaillées et la supervision de la partie technique. D’un autre côté, les étudiants en MMI se sont concentrés sur la partie design du prototype, en offrant un regard neuf et créatif sur les stratégies de communication et de promotion du projet. « Bien plus qu’un simple prototype » Hugo Cossec, étudiant en MMI à Lannion, s’occupe davantage de la partie communication. « Ma formation nous a permis d’avoir accès à du très bon matériel, permettant de faire des vidéos de présentation du prototype plutôt qualitatives. » Le prototype étant jugé par un dossier écrit et une présentation orale de 15 minutes suivie de 15 minutes supplémentaires de questions sur le projet, ces étapes faisaient pleinement partie du projet : « On ne savait pas comment ça allait se passer, mais au final la présentation se passe en huis clos avec trois jurés », détaille Hugo, « puis le soir, lors de la grande finale, notre vidéo était diffusée dans un amphithéâtre, c’était fou et assez intimidant ! » « Ce projet, c’est bien plus qu’un simple prototype », une partie du groupe souhaite poursuivre l’aventure, composée de deux étudiants de l’ENSSAT : Florian Soler et Thomas Robson, et d’un étudiant en MMI : Hugo Cossec. « Les deux autres étudiants qui ont contribué à ce projet n’ont pas souhaité continuer », explique Hugo, avant de préciser : « C’est un projet qui nous a pris beaucoup de temps et qui va nous en prendre beaucoup à l’avenir. Nous sommes conscients de leurs contributions au projet et nous leur avons évidemment donné leur part amplement méritée ! » Comme l’explique Hugo : « Tout est encore à créer ! », l’idée pour les trois étudiants restants, c’est de continuer le projet Une volonté affichée : rentrer au cœur de l’entrepreneuriat, tenter de trouver des partenaires pour le projet et gagner en crédibilité comme en connaissance ! Auteur/Autrice Mano Le Bris Voir toutes les publications
  • Écologie. Un podcast étudiant à propos de l’agriculture face au changement climatique
    Par Anouk Toutain et Raphaël Ouptier Mardi 12 mars, à la brasserie Kerampont, à Lannion, cinq étudiant·e·s en journalisme ont présenté en avant-première un podcast sur les problèmes liés à l’eau en Bretagne. Leur objectif, mettre en avant les solutions adoptées par certain·e·s agriculteur·trice·s. La soirée s’est poursuivie par une table ronde avec Sylvain Ernault, journaliste pour le média d’investigation indépendant Splann. Mardi 12 mars, environ 35 personnes se sont réunies à la brasserie Kerampont, à Lannion, pour assister à l’avant-première d’un podcast réalisé par cinq étudiant·e·s en journalisme de l’IUT de Lannion. Cette émission présentée par la radio étudiante TTU exposait les problèmes entraînés par les sécheresses pour les maraîcher·ère·s breton·nne·s ainsi que des solutions mises en place par certain.e.s d’entre eux / elles.  La soirée s’est poursuivie par des échanges autour du traitement réservé au thème du changement climatique par les médias. La discussion entre les intervenant·e·s et le public était animée par Juliette Crespon, membre de l’association jet d’encre. Sylvain Ernault, journaliste à Splann, a également pris part aux échanges. Les conséquences très impactantes d’un dérèglement climatique… Ce podcast d’environ sept minutes présente Charles Sébille, maraîcher à Camlez (22), et Joëlle Adam, agricultrice à Trévou-Tréguignec (22). Tous les deux sont confrontés à des problèmes de sécheresse liés au dérèglement climatique. Joëlle Adam a opté pour un système de bâches afin de protéger ses plantations lorsque les sols sont de plus en plus “détrempés” en raison d’un surplus d’eau aux alentours du mois de mars. Charles Sébille, quant à lui, fait face à des problèmes de sécheresse. Il récupère ainsi depuis 2020 l’eau des gouttières de ses différentes structures afin d’alimenter une bassine de 10000m3 qui lui permet une autonomie totale. Si ces méthodes sont efficaces, elles comportent tout de même un certain nombre d’inconvénients. L’installation de bâches pour protéger les plantations ou d’un système de récupération d’eau sont respectivement très chronophages et onéreux. En effet, Charles Sébille a déboursé pas moins de 100 000 € pour mettre en place son système. Les mêmes méthodes ne peuvent pas non plus être appliquées dans tous les territoires. …trop peu traitées dans les médias Si les étudiant·e·s en journalisme de TTU ont choisi de mettre en lumière ces difficultés, ce n’est pas le cas de tous les médias. Entre 2010 et 2019, seuls 1% des sujets des journaux télévisés parlaient du dérèglement climatique, explique Juliette Crespon. En 2021, à l’occasion de la sortie du sixième volet du rapport du GIEC, seulement 13 minutes y ont été consacrées quand en 2022, la coupe du monde de football au Qatar a été traitée 20 fois plus que la COP 20, égrène-t-elle. “Ce traitement n’est ni qualitatif ni quantitatif”. Pour Laure, étudiante en deuxième année, les sujets liés au changement climatique sont moins traités car “moins vendeurs […] face à un fait divers”. Bleuenn, alternante et troisième année, trouve que le changement climatique “n’est pas traité de manière globale, systémique, mais plutôt comme des faits liés à des catastrophes”. Arrivée en septembre, Ema explique que les journalistes sont “peu formés” aux questions scientifiques. “On n’a pas forcément les compétences pour bien traiter [le changement climatique]”, abonde Cyprien, en deuxième année. Journaliste et cofondateur de Splann, Sylvain Ernault a expliqué comment travaille ce média d’investigation indépendant. Poser les “questions qui fâchent”, ne pas laisser de sujets “en suspens”, “apporter quelque chose”, l’ancien étudiant en journalisme de l’IUT de Lannion défend la ligne éditoriale de Splann, qui diffère, selon lui, de celle de médias plus traditionnels. Sylvain Ernault s’indigne de la mainmise de quelques individus sur l’espace médiatique français. “Il faut des lois anti-concentration”. Des causes multifactorielles Mais au-delà de cette simple solution, le mauvais traitement du changement climatique au sein de l’espace médiatique est multifactoriel. “Les journalistes sont des citoyen·ne·s comme les autres, juge Sylvain Ernault. Il y a une forme de déni et une faible conscience politique de cette question de base”. Cyprien pointe également d’autres problèmes structurels. Selon lui, la forte cadence de production imposée empêche les journalistes de réellement se poser sur un sujet, “de s’attarder sur les problèmes”. Cela force les journalistes à prendre les premiers interlocuteur·trice·s qui répondent et “[ils / elles sont] souvent dans la com”. Co-rédigé par Raphaël Ouptier et Anouk Toutain Auteur/Autrice Raphaël Ouptier Voir toutes les publications
  • Correspondance internationale. Ces anciens étudiants de Lannion sont devenus des journalistes à l’autre bout du monde.
    C’est dans le cadre d’un cours que les étudiants en première année de journalisme à l’IUT de Lannion ont pu rencontrer d’anciens élèves. Se déroulant en visioconférence, les journalistes en devenir ont pu avoir un échange privilégié avec ces professionnels, désormais installés depuis de nombreuses années dans différents pays à travers le monde. Lors de ces échanges, Louise Raulais, journaliste TV au Brésil, ainsi que Lucile Chaussoy et Kilian Le Bouquin, tous deux reporters TV en Afrique, sont chacun revenus sur leurs parcours et expériences de journalistes à l’international. – – Louise Raulais – – Qu’elle doit lui sembler loin, cette époque, pour Louise Raulais. Celle où, il y a dix ans, elle franchissait pour la première fois les portes du DUT journalisme de Lannion. Lors d’une visioconférence avec les élèves de première année de son ancienne formation, Louise s’est livrée sur les rouages de sa carrière avant d’aborder sa vision actuelle du métier. C’est après une première année de droit à l’université d’Angers que Louise Raulais va se lancer dans ce DUT journalisme. À partir de 2014, elle va se spécialiser dans la radio en s’engageant dans l’émission de radio étudiante TTU. Avant d’opter pour un échange international d’un an à l’université de Brasilia qui lui a permis de découvrir le Brésil. Par la suite, Louise va finir sa formation en 2018, toujours à Lannion, avant de se lancer dans le grand bain. De correspondante locale à journaliste au Brésil En parallèle, Louise va multiplier les expériences professionnelles. Déjà Correspondante Locale de Presse pour le Courrier de l’Ouest avant son arrivée à l’IUT, elle va aussi faire des stages à Ouest France, Sud Ouest, France Bleu et RFI au fil de sa formation. C’est finalement chez « chambre avec vue production » basée à Rio de Janeiro que Louise décidera de poser bagages. Voilà bientôt six ans que Louise travaille au Brésil pour cette société de production, bien qu’en même temps, la journaliste ait été en freelance pendant plus de deux ans pour Ouest France avant d’arrêter par manque de temps. « Mon emploi du temps était parfois trop rempli, m’empêchant de pouvoir mener à bien certains reportages. » explique la rédactrice. À la fois journaliste reporter d’image (JRI), rédactrice et monteuse, Louise Raulais explique que ce sont ses échanges entre le Brésil et la France qui lui ont permis de se former aux différentes techniques cependant elle confie que pour elle « travailler à l’étranger, n’avait rien de sûr, ce n’était qu’une idée dans un coin de ma tête, mes envies ont évolué entre la première année et aujourd’hui. » « Les conditions de vie et de travail changent » Entre la coupe du monde de football en 2014, les JO en 2016 et la destitution de Dilma Rousseff la même année, le Brésil s’est régulierement trouvé au centre de l’actualité cette dernière décennie. Louise Raulais confie « je n’ai pas couvert cette période, mais pour vivre avec des gens qui l’ont fait, la demande des médias était très forte ! » Avec la fin de l’ère Bolsonaro et le retour de la gauche au pouvoir, l’actualité semble devenir plus calme. Cependant, Louise explique qu’elle a récemment connu sa propre période de rush : « La coupe du monde 2022 était très suivie par ici, puis il y a eu l’élection et l’investiture, ainsi que la mort de Pelé et le carnaval. » Avant de reprendre « pendant plusieurs mois, l’actualité était très chargée, nous sommes de moins en moins de journalistes, ce qui rend ces rushs encore plus compliqués à gérer. » – – – « En 5 ans, j’ai vu une baisse du nombre de correspondants français à Rio. En 2018, nous étions 25, aujourd’hui, nous sommes plus qu’une dizaine. » – – – Louise Raulais Ayant déjà couvert deux périodes électorales, Louise explique que l’actualité vient par vagues, « il y a des périodes creuses et des périodes surchargées. » Louise Raulais a pu constater que la présence ou non des journalistes dépend soit de l’intérêt pour le pays, soit de la question budgétaire « Le nombre de journalistes sur le terrain fluctue en fonction de ça » développe la journaliste. Selon elle, ces changements ont un impact certain et de plus en plus fort sur la vie des journalistes qui restent, la journaliste conclut « nos conditions de vie et de travail changent, mais la demande augmente. » – – Lucile Chaussoy et Kilian Le Bouquin – – Quelques années plus tard, en 2017, c’est au tour de Lucile Chaussoy et Kilian Le Bouquin d’entrer à l’IUT de Lannion. Toujours au format DUT, ils vont avoir un parcours académique similaire à celui de Louise Raulais. C’est en faisant une année à l’étranger, en complément de leurs DUT de journalisme à Lannion, qu’à l’époque, les deux jeunes journalistes ont réussi à tirer leur épingle du jeu pour, par la suite, devenir journaliste TV à l’international. Un parcours remarquable à double titre ! Mais c’est aussi par la multiplication des expériences par le biais de stage, que très vite les deux jeunes ont réussi à se rapprocher de leur but : « on a toujours su que l’on voulait devenir journaliste TV à l’international » explique Lucile Chaussoy, avant que Kilian Le Bouquin ajoute « il est important de se concentrer sur les stages et les concours dans des médias français pour ensuite s’en servir comme tremplin pour tenter l’international ! » Ce conseil que donne Kilian, il l’a appliqué à lui-même : « Après que l’on ait obtenu notre diplôme, on a tenté d’obtenir la bourse Jean d’Arcy de France Télévisions » Tentative fructueuse pour Kilian qu’il l’a remportée en tant que JRI. Le duo, passé en stage chez des médias tel que Reuters TV, TF1, TVR ou le groupe M6, s’est spécialisé dans la télévision, chacun ayant un rôle spécifique : elle, est reporter tandis que lui est journaliste reporter d’image (JRI). Cette appétence pour la télévision commence dès l’IUT, lorsqu’ils étaient tous les deux des membres de l’association TV étudiante Report’ouest. Plus tard, c’est à deux qu’ils iront faire un stage à Madrid en 2020, puis en Colombie l’année suivante. Depuis que le duo travaille à l’international que ce soit en Espagne ou en Afrique, ils produisent du contenu tous les deux ou avec d’autres personnes : « cela dépend du format, de la demande et de l’actualité… » explique Kilian avant de développer « demain, on peut faire un long format pour Envoyé Spécial ou Arte, ou bien format plus classique pour le JT du 20h ». Et maintenant ? Depuis leur arrivée en Afrique, le travail de Lucile et Kilian est, pour eux, symbole de briseur de routine : « Sur un mois, nous passons environ la moitié du temps dans d’autres pays pour nos reportages, le reste du temps, c’est du montage dans la capitale » explique Lucile Chaussoy. « Pour le moment partir de Dakar n’est pas à l’ordre du jour » précise Kilian, avant d’expliquer « des fois, on se pose la question, notamment pour la famille et les amis présents en France, mais ici à Dakar, nous avons aussi des amis que nous nous sommes fait au fil des années ». – – – « Ça peut être difficile, mais c’est le prix à payer pour pratiquer, ce qui est pour moi le plus beau des métiers ! » – – – Kilian Le Bouquin Bien que passionné par ce métier, les deux journalistes savent qu’ils ne feront pas ce métier éternellement, « il faut profiter maintenant, pour ne pas avoir de regrets ! », explique Lucile. Mais pour l’heure, Lucile comme Kilian sont encore dans la fleur de l’âge pour ce métier, ils veulent encore rester en Afrique pour les raisons citées précédemment. Pour le futur, l’objectif serait de plus toucher aux longs formats et au terme de leur contrat avec France 2, le duo pourrait « s’essayer aux terrains de guerre. » Il leur a fallu de l’ambition pour arriver jusque-là, et une chose est sûre, l’ambition ne leur manquera pour le futur, que ce soit demain pour le journalisme ou plus tard dans un autre métier. Auteur/Autrice Mano Le Bris Voir toutes les publications
  • Correspondance Locale. « C’est comme un second métier, un métier passion ! »
    Dominique Crase, 58 ans, est Correspondante Local Presse (CLP) dans la région de Loudéac depuis maintenant 10 ans. À l’origine, Dominique écrivait pour le journal hebdomadaire Le Courrier Indépendant, avant de faire une pause pendant quelques mois pour se reposer et se relancer. Un second souffle trouvé récemment au Télégramme, un quotidien cette fois ! Cette pause, nécessaire pour des raisons personnelles comme professionnelles, lui a permis aujourd’hui de faire le point sur sa vie en tant que CLP. – Comment êtes-vous devenue CLP ? Que cherchiez-vous au travers de cette activité ? – C’est une belle histoire, une histoire de rencontres ! Toute ma vie, j’ai toujours acheté le journal du coin où j’habitais. Il y a plusieurs années, en arrivant à Trévé, une ville voisine de Loudéac, j’ai pris l’habitude de l’acheter dans un bar nommé le Celtic. Là-bas, nous échangions sur de nombreux sujets avec Dominique Pécheux, propriétaire du bar. C’est au détour d’une conversation, qu’elle m’explique que Le Courrier Indépendant recherchait un CLP et elle m’a convaincue de tenter ma chance. À cette époque, je travaillais à temps partiel, j’ai toujours eu un bon niveau en français et je suis passionnée de photographies. Au départ, j’ai simplement vu ce travail comme une opportunité de gagner de l’argent en faisant quelque chose qui me plaisait. Peu de temps après, je me suis rendu compte que cela m’a apporté bien plus : j’ai pu vaincre ma timidité, faire des articles dont je suis très fière, rencontrer des gens formidables et continuer à m’améliorer en photographie comme en français. Malgré des points négatifs, ce sont ces raisons qui me poussent à continuer ce qui est pour moi un second métier ! – 10 ans en tant que CLP, comment avez-vous vu évoluer cette activité ? Quels en sont les points négatifs ? – La fonction de CLP évolue sans doute, mais je n’ai pas constaté de changement majeur. Cependant, j’ai l’impression que les articles sur les sujets les plus intéressants et remarquables sont davantage couverts par les journalistes professionnels qu’il y a 5 ou 10 ans. Je peux le comprendre, mais je pense que nous, les CLP, on passe au second plan et on fait des articles globalement de moins en moins intéressants. L’autre point négatif, c’est la dotation économique qui n’est clairement pas au niveau. Il y a quelques années, avec les autres CLP du Courrier Indépendant, nous avions fait la requête qu’elle soit augmentée, ce qui fort heureusement a été accepté. Cependant, comparé au temps de travail et de déplacements, qui pour ma part peut aller jusqu’à 30 min pour aller sur un rendez-vous, ce n’est clairement pas suffisant. – Comment travailler avec les sources ? Comment se déroule la cohabitation avec les autres médias ? – Le travail avec les sources, en général les gens que l’on rencontre sont contents de pouvoir s’exprimer, le plus dur reste peut-être la prise de contact, surtout lorsque l’on est timide. C’était mon point noir, mais j’ai bien été secondée et aidée par les autres journalistes et CLP du Télégramme et de Ouest-France. Sur le secteur, on se connaît tous : c’est une petite communauté et on s’épaule. – Quel rapport entretenez-vous avec la communauté ?  – Le travail de CLP, c’est avant tout le relationnel sur le terrain, auprès des associations et des bénévoles. Si je continue ce travail, c’est aussi pour eux, pour les mettre en valeur. C’est aussi une passion : des échanges, d’apprendre, de rencontrer de belles personnes et connaître son territoire, car à l’époque, je venais de Carhaix. Malgré les points négatifs et le fait que j’ai diminué cette année, je veux continuer à être CLP jusqu’à ce que je ne puisse plus écrire ! C’est une véritable passion qui certes ne me remplira pas les poches, mais continuera perpétuellement à m’apporter le lien social et à apprendre dans de nombreux domaines. Auteur/Autrice Mano Le Bris Voir toutes les publications
  • Photographie sportive. À 22 ans, Louis Duault veut continuer de s’améliorer : « C’est mon objectif pour les années à venir »
    À 22 ans, Louis Duault, mouss_pic par son pseudonyme de photographe, s’est lancé dans la photographie sportive depuis avril 2023. En master communication à la Win Sport School à Rennes, il se prépare à obtenir son diplôme en management du sport. À la fois étudiant, alternant, correspondant sportif et photographe, Louis cumule les casquettes afin d’emmagasiner de l’expérience. En un an, il a beaucoup appris, mais estime qu’il reste « encore énormément à accomplir » pour arriver là où il veut être. Ces derniers mois, tout est allé très vite pour Louis Duault. En seulement un an, le jeune photographe a clarifié sa voie professionnelle et multiplié la couverture de rendez-vous sportifs. Aux abords des terrains pour photographier tout type de sport, Louis explique vouloir travailler dans la communication des structures sportives professionnelles. « Le mieux serait dans le football » révèle l’étudiant passionné de football depuis de nombreuses années. Après l’obtention de sa licence Staps en spécialité management du sport, Louis Duault a poursuivi son cursus dans un master communication à l’école Win Sport School de Rennes. Finalement, Louis confie qu’il n’a su qu’assez tard ce vers quoi il voulait s’orienter précisément « à la fin de ma licence, j’ai d’abord recherché une alternance dans le marketing du sport. » Confronté aux difficultés de trouver une alternance, Louis a décidé d’envisager d’autres possibilités en se tournant vers la communication et l’événementiel. De fil en aiguille, Louis trouve une alternance avec le Loudéac Olympic Sporting Club (LOSC) à Loudéac, avec lequel il s’engage pour une durée de deux ans au service communication et événementiel.  – – – « J’ai fait le choix de mettre de côté le marketing du sport et je me rends compte que c’est un choix que je ne regrette pas du tout, je suis très épanoui que ce soit à Loudéac ou dans la communication » – – – À l’approche de la fin de son master, Louis Duault s’attelle déjà à la recherche de son futur emploi. Orienté vers des structures professionnelles ou semi-professionnelles, il aspire à devenir responsable de la communication au sein de l’une d’entre elles. Le jeune homme espère retrouver une expérience similaire à celle vécue lors de son alternance au sein du LOSC, tant au niveau des missions que de l’engagement professionnel. Cependant, étant correspondant sportif pour Le Télégramme Sport depuis quelques mois, il n’a pas exclu la possibilité de se lancer dans la freelance, au moins pour une petite période. Pour le moment, l’heure est à la réflexion. Des premiers pas inspirés par la photographie… Louis Duault est décrit par ses proches et par lui-même comme naturellement curieux et avec une grande volonté d’apprendre. « J’essaye de pratiquer au maximum pour développer mon œil » explique le reporter sportif du Télégramme Sport, « mais inévitablement, je m’inspire de photographes, qui pour moi sont les meilleurs dans leur domaine. » Le jeune photographe ne s’en cache pas, il est admiratif du travail de nombreux professionnels, il s’inspire notamment d’Aleh Prod : « Il s’est lancé juste avant moi, et sa progression est juste folle ! » explique Louis Duault « En ce moment, il est en train de tout péter : il photographie le Real Madrid à chaque match. Que ce soit en Ligue des champions ou en Liga : il est toujours sur le bord du terrain pour produire des masterclass ! » Dans un autre sport, Maxime Le Pihif, photographie principalement du football américain : « c’est un virtuose dans son art, le gars est juste trop fort, j’adore son travail. » À ses débuts, Louis Duault explique avoir été en contact avec Guillaume Siohan, photographe pour l’US Concarneau : « il est, lui aussi, très doué et surtout très abordable. Il m’a permis d’échanger avec lui et d’avoir des conseils de qualité. C’est une très grande source d’inspiration dans mon travail. » – – – « Je remercie les photographes que je côtoie autour des matchs, ils me permettent d’en apprendre beaucoup avec eux ». – – – Cependant, Louis Duault revient sur le fait que son métier concerne avant tout de la communication, en tant que responsable communication au Losc. « C’est ce que je souhaite faire plus tard, à la suite de mon master qui se termine dans six mois. » « À côté de ça, je suis reporter photo pour le télégramme, ce qui me permet de compléter mon revenu et d’investir dans du nouveau matériel. » Le télégramme lui permet aussi de toucher à plus de sport et de nouveaux événements, « j’ai pu photographier du vélo de piste grâce à cette expérience ou même assister à des événements plus gros notamment avec des reportages photos autour du club de St Brieuc. » …jusqu’à l’apprentissage en autonomie Dans un premier temps, Louis Duault s’est plus développé dans la photographie sportive, particulièrement la photographie footballistique. À partir d’avril dernier, lorsqu’il a commencé à investir dans son propre matériel photo, Louis confesse  » c’est à ce moment-là que s’est développé ma passion pour la photographie. » Mais le jeune homme ne se ferme aucune porte, sa seule idée en tête, motivée par une soif de connaissance et de pratique, est de photographier le plus possible. Dans cette logique, Louis réfléchit à se rapprocher de certaines pratiques, particulièrement sur la période estivale qui arrive : « Cet été, je sais que j’aimerais tenter de couvrir des concerts et des festivals. » Le but n’est pas pour autant d’abandonner le cœur de ses photos basées sur le sport en s’essayant peut-être au volley ou au Rugby. Louis explique cet objectif par la volonté de « toucher à un maximum de sport pour continuer à développer ma pratique, ma façon de photographier et ma technique. » Ses débuts en photographie ont été marqués par l’utilisation d’un appareil prêté par le LOSC, un Canon 2000D, « un modèle idéal pour les débutants ! », qu’il utilisait de décembre 2022 à avril 2023. Ayant atteint les limites de ce qu’il lui était possible de faire, il a décidé d’investir dans son propre équipement, lui permettant ainsi d’explorer de nouvelles possibilités et d’améliorer la qualité de ses clichés. Privilégiant la seconde main pour réduire les coûts, le prix reste une limite à sa progression : « pour le moment, j’ai dû débourser entre 2000€ et 2500€. » En parallèle, de son master, de son apprentissage au LOSC et de son expérience au Télégramme Sport, Louis explique s’être consacré intensivement à la pratique de logiciel de manière autodidacte. Utilisant principalement des logiciels de retouche photos, comme Lightroom et Photoshop, il apprit de manière autonome à faire ses propres montages pour les réseaux. Cependant, Louis Duault précise que « bien que je pratique assidûment, je suis conscient qu’il me reste encore beaucoup à apprendre dans la maîtrise de ces outils. » avant d’ajouter que « ma progression ne serait pas la même sans m’inspirer des conseils de photographes expérimentés qui m’entourent. » « 2023 a été une année importante pour moi » Louis Duault a commencé la photographie sportive courant avril 2023. Dès juin, il se retrouve sur un gros rendez-vous français tel que le Tournoi International de Guerlédan U12-U13 (TIG). Plusieurs grands clubs européens y sont présents, tel que Paris Saint Germain, la Real Sociedad, le Fc porto, le Sporting Club Portugal… « Étalé sur trois jours, c’était le premier gros rendez-vous où j’ai pu beaucoup pratiquer. » développe Louis. Début juillet de la même année, Louis a eu l’opportunité d’être accrédité pour le match de préparation entre la réal Sociedad et la Osasuna, en Espagne, ce qui lui remémore une anecdote : – – – « En arrivant au guichet pour récupérer mon accréditation, la procédure s’est compliquée car mon niveau d’espagnol est assez faible et ils ne trouvaient pas mon nom dans leurs fichiers. Sur le moment, j’ai eu peur que mon déplacement ait été inutile. Finalement, après avoir obtenu l’accréditation après les autres photographes, c’est en sortant du guichet, que je me suis retrouvé face à face avec l’arrivée des joueurs : le hasard a voulu que je sois le seul à pouvoir photographier les joueurs lors de leur arrivée grâce à mon retard ! » – – – Toujours en juillet, par l’intermédiaire de l’un de ses camarades de classe, Louis Duault à couvert le tournoi européen U21 de football à Ploufragan (Stade Rennais, OGC Nices, AFC Bournemouth…) « c’est là que j’ai pu commencer à côtoyer le haut niveau : les agents de joueurs, les clubs professionnels et leurs staffs » explique le photographe « j’ai même pu photographier quelques joueurs maintenant professionnels, qui, aujourd’hui, évoluent en ligue 1 ou en ligue 2. » En septembre 2023, tout en reprenant l’alternance, Louis photographie la réserve du stade rennais « ça permit de continuer à apprendre, via les matchs de l’équipe réserve du stade rennais en nationale 3 ». Face à cette évolution dans son travail, Louis se livre : « l’année 2023 m’a permis de grandir, je souhaite développer encore la photographie pour les mois à venir ! » Cependant, à cause de son statut, il se retrouve face à quelques difficultés : « ce n’est encore qu’une activité passion, mais je suis en train de commencer les démarches afin de faire de la freelance et de pouvoir développer quelque sous supplémentaire du fruit de mon travail. » En regardant cette première année, Louis est confiant : « 2023, n’a été que le début de tout ça, mais de toute évidence, 2023 a été une année très importante pour moi. » Une mise au point sur le futur Les semaines de Louis se caractérisent par beaucoup d’organisation et une grande fatigue : le lundi et le mardi, il est à l’école à Rennes, tandis que le reste de la semaine, il est au LOSC en tant qu’alternant. Les événements qu’il couvre pour le Télégramme se déroulent principalement le samedi et le dimanche soir. Malheureusement pour lui, il explique que ce programme chargé l’a forcé à diminuer les sorties avec ses amis ainsi qu’à arrêté ses entrainements de basket qui constituent l’une de ses passion. « La fatigue s’accumule, mais en tant que passionné de mon métier, cela ne me dérange pas vraiment. » avoue Louis « J’adore chaque moment de ce métier, lorsque je découvre un nouveau stade, une nouvelle équipe ou un nouveau sport ! » Pour le jeune photographe, il faut tout donner maintenant pour espérer s’imposer dans le futur et atteindre les objectifs qu’il se fixe  » Pour l’instant, je tient bon, alors tout va bien » glisse-t-il en souriant. Actuellement, Louis n’est pas encore satisfait de son niveau. Il aimerait en faire davantage « je pense que cette volonté de toujours en faire plus ne me quittera jamais, c’est comme ça que l’on avance dans la vie. » Sur le court terme il aimerait photographier un match professionnel de Ligue 1 ou de Ligue 2. Tandis que sur le très long terme, Louis rêve de couvrir la Coupe du Monde ou la Coupe d’Afrique des Nations, deux compétitions qu’il adore regarder et qu’il espère pouvoir intégrer à sa carrière de photographe un jour. – – – « les perspectives d’ambition dans le domaine de la photographie sont incroyables ; on n’atteint jamais vraiment notre plein potentiel car tout évolue constamment. » – – – Le jeune photographe considère qu’il n’a encore rien accompli dans le domaine de la photographie. Il a soif de croissance et d’évolution, car il est convaincu que l’on ne cesse jamais d’évoluer. Que ce soit dans sa manière de photographier ou dans ses retouches, il constate déjà une grande différence entre ses premières photos et celles qu’il prend maintenant, et il est persuadé qu’il en sera de même dans cinq ans. Jongler entre ses études, sa vie personnelle et sa carrière professionnelle est assez compliqué selon lui. En plus des différents objectifs fixé et expliqué précédemment, ce qui le motive d’autant plus c’est que cette situation ne devait durer que deux ans. Après quoi, en ayant validé son master et en étant rentré dans le monde du travail il aura encore plus de temps pour se consacrer à sa passion. Louis Duault conclus en expliquant que « Oui parfois, on doit sacrifier une partie de sa vie personnelle pour obtenir ce que l’on veut dans le futur, c’est aussi la contrepartie du métier que l’on pratique ». Auteur/Autrice Mano Le Bris Voir toutes…
  • Seconde main. À Loudéac, la Recyclerie veut « voir plus grand ! »
    La Recyclerie Seconde Vie, dont le magasin se trouve dans le centre-ville de Loudéac, se heurte à des difficultés d’expansion depuis quelques mois. Le principe du collectif, décrit comme à but non lucratif, écologique et agissant pour les plus démunis, est très populaire depuis de nombreuses années. Cependant, l’association, devenue une entreprise récemment, se voit principalement limitée par l’espace de son magasin. Son président, Nicolas Le Querré, également professeur de philosophie, fait le point sur les objectifs passés et futurs de l’association. À l’époque, l’association crée en juin 2016, n’avait pas suffisamment de fond pour pouvoir louer un local afin de faire un magasin. « Lorsque l’on a commencé le projet, nous n’avions pas de sous, mais on a commencé par un financement participatif sur Leetchi qui nous a rapporté 2000 € » explique Nicolas Le Querré, le président de l’association avant d’ajouter « Les personnes ont très vite accroché au concept, ils nous ont donné des meubles et des objets avant même l’existence d’un local ! » Il explique que cela a « permis de les revendre sur les différents trocs et puces et de monter le budget à 4000 € pour justement pouvoir louer un endroit afin de faire un magasin permanent. » Deux années après le lancement de l’association, la Recyclerie Seconde Vie ouvre ses portes aux Loudéaciens. C’est plus précisément le 2 mars 2018 que le collectif aménage un local 480 m² repartis sur quatre niveaux en plein centre-ville de Loudéac. Le rez-de-chaussée est consacré à l’accueil des clients, l’exposition d’articles et la vente de ces derniers. Tandis que le grenier et le sous-sol servent d’espaces de stockages. Le premier étage est « un espace mixte, composé de bureau pour travailler et également de zones de stockages » explique Nicolas Le Querré. Les différents espaces de la Recyclerie Seconde Vie © Mano Le Bris Pensé comme un véritable magasin, « où chacun des espaces concerne un type d’objet », l’équipe de la Recyclerie Seconde Vie s’applique à reproduire des rayons épurés avec néanmoins du choix. Le magasin est organisé de manière à avoir plusieurs espaces définis par catégories d’objets : Livres, vaisselles, porcelaines, cd, jouet pour enfants, meubles (étagère, table, chaise)… On peut presque tout y retrouver. Les vêtements sont les seuls manquant à l’appel, « au début, nous vendions des vêtements, puis nous avons arrêté, souvent, ils étaient en trop mauvais état, tachés ou autres » explique le président de la Recyclerie Seconde Vie avant d’ajouter « avec les tailles, c’est vraiment difficile à mettre en place, c’est tout un autre système supplémentaire. » La volonté du collectif est claire : « Nous avons envie que lorsque les gens rentrent dans le magasin, ils ne voient pas la différence avec les autres magasins, bien que le concept soit légèrement différent. » Un concept simple, mais qui manquait à Loudéac Le concept de la Recyclerie Seconde Vie est similaire aux friperies, trocs et puces et vides greniers permanents qui émergent depuis quelques années, mais se rapproche néanmoins plus des salles de ventes et boutiques Emmaüs. À la croisée de deux centres d’intérêts des bénévoles de l’équipe, à savoir réduire l’impact environnemental et réduire les déchets, la seconde main est au cœur du projet. Il y a également un aspect social qui prime sur l’aspect économique, en cherchant à vendre les prix les plus bas possible. Le but final étant de proposer un large éventail d’objets et de meubles de seconde main au maximum de personne. Des prix qui sont très bas, car le magasin fonctionne sur le don d’objets par les particuliers ainsi que sur le bénévolat partiel de l’équipe de la Recyclerie Seconde Vie. Dans cette logique, la Recyclerie propose un service de récupération d’objets et de meubles par le biais d’un camion pour les meubles les plus encombrants. Toute fois, Nicolas Le Querré précise que ce n’est pas un service de débarras, les objets sont inspectés, sélectionné et trié en fonction des besoins du magasin, en contrepartie ce service est gratuit. Le camion peut pareillement servir à livrer d’autres meubles encombrants auprès des particuliers l’ayant acheté. Nicolas Le Querré défini toujours la Recyclerie Seconde Vie, devenue une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) depuis quelques mois, comme une association à but non lucratif. « Le fonctionnement reste le même, nous sommes simplement devenus une SCIC, car pour l’administratif, c’est plus intéressant. » Le collectif qui embauche environ deux salariés, fonctionne quand même principalement grâce à ses bénévoles : « nous pouvons faire quelques réparations sur des objets pour les revendre, certains bénévoles savent bricoler du petit électroménager, d’autres des vélos, moi personnellement, je peux arranger quelques meubles… » Face aux problèmes, la Recyclerie va devoir évoluer sur tous les plans Nicolas Le Querré possède de nombreuses casquettes, président de la Recyclerie Seconde Vie depuis sa création, mais aussi professeur de philosophie au lycée Fulgence Bienvenüe. Au sein de l’association, il s’occupe de l’administratif et globalement de la structure ainsi que les collectes et les livraisons. Nicolas prend également en charge la gestion du stock et il peut remplacer des salariés sur le reste de son temps disponible. Une certaine fatigue commence à s’installer chez lui entre sa vie professionnelle, personnelle, à l’éducation nationale et ses autres engagements. Nicolas explique vouloir  » tripler ou quadrupler la surface de vente afin de dégager suffisamment de chiffres d’affaires pour lui fournir un salaire. » Sur le moyen-long terme, l’objectif serait qu’il puisse quitter l’Éducation Nationale pour se lancer pleinement dans cette aventure. « Je suis passé à temps partiel au lycée, mais parfois cela me faisait des semaines de 50 heures, ça pouvait être vraiment fatiguant… », explique Nicolas Le Querré. Des objectifs à atteindre sur le plan personnel comme sur le plan associatif : toujours dans le même local depuis 2018, il n’est plus adapté à leur activité. Nicolas Le Querré explique que « c’était la seule opportunité qui se présentait pour un prix raisonnable. » Le but de ce premier local était de permettre à l’association de se lancer, tout en sachant que c’est une activité qui demande beaucoup de place. « Le fait que notre espace soit réparti sur quatre niveaux n’aide pas, on passe notre temps à faire des allers-retours… », explique l’une des bénévoles. Alors sur le court terme, l’équipe veut et doit trouver un nouveau local. Ils y sont contraints, car ils arrivent à la fin de leur bail qui ne sera pas renouvelé par les propriétaires. Nicolas Le Querré se veut rassurant et confiant pour l’avenir : « depuis le début de l’activité, nous nous sommes toujours débrouillés tout seuls, sans aide matérielle ou financière, je sais que nous arriverons à trouver le local qui nous permettra de mener à bien notre projet ! » Auteur/Autrice Mano Le Bris Voir toutes les publications
  • Initiative. Cette professeure d’allemand encourage l’expression artistique chez ses élèves
    Sylvie Le Quellec est professeure d’allemand au lycée Fulgence Bienvenüe à Loudéac. Depuis maintenant une année, elle réalise des expositions d’œuvres crée par les élèves de ses différentes classes. C’est dans la salle de réunion, où se passent notamment les conseils de classe de l’établissement, que les œuvres sont exposées. Les objectifs de Sylvie, au travers de ce projet, sont nombreux et partagés entre passion pour l’art, volonté de faire apprendre différemment et création de vrais liens avec ses élèves. Le projet de Sylvie Le Quellec permet aux élèves de créer des œuvres qui leur ressemblent, se liant à leurs personnalités et à leurs vécus. La première exposition, par le biais d’un vernissage, a eu lieu le jeudi 25 mai 2023, mais pour la professeure d’allemand : « C’est un travail qui se réalise plusieurs mois à l’avance, cela ne se fait pas en quelques semaines. » Presque symboliquement, la 3ᵉ exposition a eu lieu le 19 février 2024, à la période où l’année précédente le projet venait de sortir des cartons. Pour le moment, au travers des années comme de ses classes, Sylvie a créé trois expositions, par le biais de trois vernissages soutenus et organisés par l’établissement. Évoluant à chaque fois sur des thématiques différentes et personnelles à chacun des lycéens, ces expositions sont considérées comme une bulle d’expression libre pour beaucoup de ses élèves. Des fondements colorés d’un projet personnel… « Ces expositions permettent la création d’une vingtaine d’œuvres pour autant d’élèves » explique Sylvie Le Quellec, avant de préciser « pour certains ça va leur permettre de découvrir un talent en peinture ». En effet, selon elles, de nombreux élèves n’ont pas l’occasion de peindre, par manque de temps ou de matériel, « c’est dommage, certains ont vraiment une patte artistique à développer ! » La professeure ajoute « le but premier de cet exercice reste de permettre aux élèves de s’exprimer librement par le biais d’une toile et de pinceaux ! » Toujours selon elle, certains élèves ont besoin de souffler, soit à cause des différentes évaluations et la pression qui vient avec, soit pour des raisons personnelles qui impactent tous les aspects de leurs vies. – – – « Si je peux contribuer à ce qu’ils aillent, ne serait ce qu’un tout petit mieux, alors l’objectif est atteint » – – – C’est lors de ses cours d’allemand que les œuvres sont peintes, toujours en étant relié au programme national et permettant aux élèves de travailler différemment. Pour la première exposition, Sylvie avait décidé que les peintures auraient pour but de mettre en avant la personnalité des élèves en étant représentée dans un flacon de parfum. Un travail pensé comme ludique, mais qui reste néanmoins évalué lors d’un oral en classe. Lors de la première exposition en mai 2023, Sylvie exprimait son envie que cette opération soit réitérée pour les années à venir, pari réussi, puisqu’en cette année 2023-24 deux autres expositions ont suivi. » …vers l’accomplissement d’un objectif… Depuis le début des vernissages organisés par l’établissement, les œuvres des lycéens sont accompagnés d’environ cinq œuvres de professionnels, emprunté à l’artothèque d’Hennebont. Cette collaboration a pris une dimension plus grande lors de la seconde exposition sur le thème du street art, pour laquelle les artistes ayant prêté des œuvres viendront à la rencontre des élèves lors du second trimestre. Lors de cette seconde exposition, pas moins de 70 personnes étaient présentées au vernissage, de quoi renforcer l’importance de ce type d’événements, pour le lycée comme les élèves. Nouveautés pour cette itération, les élèves se sont représenté au travers une vingtaine de mots-clés et sur différents supports : toiles, buste et mannequin, l’imagination était au rendez-vous ! – – – « Cela me permet de mieux les connaître, plutôt que de leur faire remplir des fiches standards de présentation » – – – Là encore, un long travail d’auto-analyse était au centre des objectifs des élèves de Sylvie « le but, c’est de leur permettre de mieux se connaître, de s’affirmer et de faire des choix, notamment d’orientation » souligne la professeure. L’initiative couronnée de succès et soutenue par le proviseur, a permis de recevoir les personnes s’étant déplacées autour d’un buffet de viennoiseries, préparer par les pâtissiers du lycée. Revenant sur ses pas, la professeure d’allemand a décidé de supprimer la note : « je ne voulais pas que ce soit évalué […] les jeunes se seraient concentrés sur la note et non sur le projet. » Des changements appréciés et permettant de parfaire la formule de la professeure. …qui prend en importance au fil des mois et des expositions Changements confirmés lors de la troisième exposition le 19 février 2024. Partant de la thématique de l’enfance pendant la Seconde Guerre mondiale et de la « petite fille au manteau rouge » de la Liste de Schindler, les lycéens ont exprimé sur un camaïeu de gris ce qu’ils défendaient ou condamnaient, représenté en rouge. Des enfants de la guerre aux femmes maltraitées, en passant par la préservation de notre planète, les luttes des adolescents, les troubles alimentaires et la solitude urbaine… de nombreux sujets ont été abordés lors de cette troisième édition. Parents et collègues ont admiré le travail mené par Mme Le Quellec, qui a choisi une thématique puissante, explorée à travers la peinture comme à son habitude, mais également à travers le cinéma, avec la Liste de Schindler. Ce projet permet aussi aux élèves d’apprendre des techniques picturales telles que les fondus, les dégradés, les jeux d’ombre et de lumière, renforçant ainsi la présence de l’art dans l’établissement. Grâce au partenariat initié par M. Chapin, proviseur, avec l’artothèque d’Hennebont, des artistes locaux et internationaux accompagnent les travaux des lycéens. L’exposition, intitulée « Nie wieder! » (« Plus jamais ça »), sera visible dans la salle Baguet pendant deux mois au lycée Fulgence Bienvenüe. « La prochaine exposition est prévue courant avril » explique Sylvie Le Quellec, avant d’ajouter avec le sourire « nous y aborderons Klimt et l’art nouveau. » -> Sélections des œuvres de la troisième exposition du 19 février 2024 : – – – – – – Auteur/Autrice Mano Le Bris Voir toutes les publications
  • Cinéma. « Ce court métrage est une opportunité pour montrer ce que l’on peut créer »
    « Dans un univers dystopique, un musicien consent à se faire enfermer par le régime totalitaire afin de continuer à exercer son art. » Voici le synopsis de « dernière œuvre » le premier court métrage de Nathanaël Le Cunuder, étudiant au BTS Audiovisuel de Lesneven. Vendredi 1ᵉʳ mars, le film de 20 minutes sera diffusé au cinéma Les Baladins à Lannion. Réalisé en seulement 10 mois, c’est dans cet article que Nathanaël se livre sur les rouages de la réalisation d’un court métrage. Le court-métrage sera donc diffusé à Lannion, au cinéma Les Balladins ainsi qu’à Lesneven au cinéma Even, le 4 mars prochain. Pour Nathanaël, ces deux villes étaient importantes pour les premières diffusions : « à Lesneven, c’est là où il y a le BTS, où l’on a tourné le film et où sont nos amis qui ont travaillé sur le film ». Tandis qu’il explique que pour Lannion « c’est plus personnel » avant de préciser « c’est aussi important, car je viens de là-bas, ma famille et mes amis d’enfance, je veux qu’ils aient la possibilité de le voir ! » Le réalisateur développe alors  » à terme, nous aimerions qu’il soit diffusé à Rennes également » avant de justifier cette volonté par « une partie de l’équipe est originaire de la région, eux aussi veulent que leur famille et leurs amis puissent le voir. » Lors de ces deux premières diffusions, en plus de la diffusion du film, l’équipe diffusera une vidéo Making-Of, montrant les coulisses du tournage en plus d’un temps d’échange avec le réalisateur Nathanaël et l’équipe présente sur place. Nathanaël précise par ailleurs que cette diffusion est ouverte à tous, avec un prix du billet libre : « le but, c’est que chacun puisse regarder le film et payer ce qu’il souhaite pour ce que nous avons à proposer ! » Une création étudiante du début jusqu’à la fin L’équipe, composée d’une quinzaine d’étudiants, a réalisé le projet de bout en bout. Nathanaël Le Cunuder, le réalisateur de ce court-métrage, explique « une fois que l’on a trouvé l’idée et que l’on a proposé le projet à une partie de notre BTS, une quinzaine de personnes étaient déterminés à réaliser le projet. » C’est alors que pour le petit groupe tout s’est accéléré en 10 mois. « La réalisation de ce court-métrage est passée par l’équipe de A à Z » raconte Nathanaël, avant d’ajouter « nous nous sommes organisés en plusieurs groupes : un pour l’image, un pour le son, un pour la production (tout ce qui touche à l’administratif)… » Avant de conclure en plaisantant « vu que j’avais le rôle de réalisateur, je chapeautais un peu tous nos groupes, c’était très enrichissant ! » Grâce à leurs formations BTS en audiovisuel, ils ont pu avoir accès aux plateaux techniques et à du matériel. La formation de deux ans étant basée sur l’alternance, certains des alternants ont pu se voir prêté du matériel par l’entreprise également. Ce sont ces deux contributions qui ont permis de réduire drastiquement les coûts pour l’équipe, cependant Nathanaël explique qu’ils ont du « crée une cagnotte pour gérer le budget, en plus des aides de la communauté de communes de Lesneven et d’un apport personnel des étudiants qui pouvaient se le permettre. » Dans une volonté de faire les choses de manière professionnelle, tout en gardant une liberté totale sur leur projet, l’équipe d’étudiant a décidé de ne pas faire appel à des professionnels en tant que technicien. Exception faite pour l’administratif avec la boite de production « Les films de Rita et Marcel », basée à Brest, présente pour encadrer l’équipe. Ainsi que pour les trois acteurs principaux qui sont des vrais acteurs, payés par la production, ce qui représente une part conséquente des coûts du court-métrage. Les rôles secondaires et la figuration étaient eux en bénévoles. L’aventure vient tout juste de commencer Bien que le projet soit sur le point d’être diffusé pour la première fois, pour Nathanaël comme pour l’équipe, ce n’est en réalité que le début. En effet, l’équipe a l’intention de participer à plusieurs festivals de court métrage français et même européen, avec à terme l’objectif de rendre disponible le court métrage sur Youtube. « Ce n’est pas possible pour le moment, car diffuser le film avant un festival ne rentrent pas dans les conditions de certains festivals » explique Nathanaël. Comme expliqué précédemment, l’équipe souhaite diffuser le film à Rennes, peut-être à Rennes 2, en plus des deux diffusions déjà prévues. Mais le groupe d’étudiants n’exclut pas la possibilité de le diffuser ponctuellement à d’autres endroits. Mais l’aventure continue également dans les coulisses de la promotion du court métrage. « Beaucoup de nos frais annexe sont liés au pub sur Instagram, mais aussi à nos campagnes de posts sur LinkedIn et Facebook. » explique Nathanaël « nous avons imprimé des affiches au format cinéma pour les afficher dans nos cinémas partenaires ! » En effet, les deux cinémas diffuseurs, ont accepté de mettre en avant le projet soit par des affiches ou via les différents réseaux sociaux, mais aussi au centre des salles obscures ; « Les salles ont joué le jeu de promotions, en diffusant des cartons au début de chaque film pour annoncer notre évènement. » Tout ce long processus de communication autours du court métrage fait poursuivre l’aventure à toutes les parties composant ce court métrage, Nathanaël explique « chaque membre participe, en diffusant des flyers dans les commerces des villes aux alentours, dans la campagne de communications dans les médias… » L’équipe a même une quinzaine de panneaux faisant la publicité du court métrage dans Lannion. – – – « C’est un véritable travail d’équipe et de production sur tous les points de la création d’un film » – – – « Une opportunité pour le futur » Pour Nathanël Le Cunuder, ce projet est une porte d’entrée vers de nombreuses possibilités. En route vers ses 20 ans, il a déjà bien entamé sa seconde année dans le BTS audiovisuelle à Lesneven. En alternance chez Apizee, il s’occupe principalement du marketing en vidéo, cependant bien que cette alternance lui permette d’en apprendre beaucoup, le jeune homme confie « ce n’est pas ce vers quoi je veux me diriger, ce qui m’intéresse, c’est le cinéma. » Lui, tout comme son équipe, voit ce projet comme une « opportunité pour le futur ! » Il explique que petit à petit au fil de ces deux dernières années, il a trouvé sa voie comme bon nombre de ses collègues. « Avant d’entrer dans le BTS, je n’avais jamais réalisé de court-métrage » raconte Nathanaël « En fin d’année 2023, avec une partie de l’équipe actuelle, nous avons remporté le prix public du festival 48 heures film project » Une première victoire pour Nathanaël, concrétisant sa volonté de devenir réalisateur. Avec « dernière œuvre », il espère pouvoir susciter un engouement similaire, ils se sont beaucoup investi dans ce projet « nous avons acheté des costumes, des éléments de décors, le salaire des comédiens, la partie régie (les différents repas pour la vingtaine de personnes présente sur le tournage)… » L’équipe étudiante est même allée jusqu’à déclarer le film afin d’obtenir un numéro ISAN payant. Ce numéro qui a pour objectif de doter chaque œuvre d’un numéro d’identification unique et permanent qui permet d’en suivre la diffusion, et de simplifier la gestion des ayants droit. – – – Ce qu’il faut retenir, c’est que l’on était tous hyper content de cette expérience, et chacun a été renforcé dans son choix professionnel. – – – Enfin, Nathanaël, nous en dévoile un peu plus sur son film : « j’ai réalisé et écrit le film, mais je ne joue pas dedans » il explique que « c’est une pure fiction avec un ambiance de régime totalitaire, inspiré de l’histoire du compositeur Chostakovitch du temps de l’URSS. » Dans leur court-métrage, l’équipe d’étudiant traite de la liberté d’expression et de la place de l’art dans la politique. Cependant, le groupe d’étudiant tient à insister sur un point : « il n’y a pas de volonté de faire passer un message. » Pour le réalisateur, « ce n’est pas notre rôle de faire une morale. » Le but serait avant tout de faire ressentir des émotions et comprendre le but de personne principal. « On reste vague et général et on peut recalquer notre histoire sur plein de situations, de période et de pays, on pourra voir si nos objectifs sont atteints lors de la première diffusion ce vendredi 1er mars ! » Informations pratiques : -> le compte Instagram de Nathanaël -> Vendredi 1er mars : diffusion au cinéma Les Baladins à Lannion ; -> Lundi 4 mars : diffusion au cinéma Even à Lesneven ; Auteur/Autrice Mano Le Bris Voir toutes les publications